Dimanche soir, l’Argentine n’a pas seulement perdu une finale de Coupe du monde ![]()
Battue par l’Espagne
, l’Albiceleste s’est offert un remake de fin de match digne d’un dimanche de coupe départementale mal arbitrée :
Nahuel Molina qui tente de percuter Rodri au coup de sifflet final, Leandro Paredes expulsé pour un geste sur Eric Garcia, un accrochage avec Gavi qui finit au sol, et pour couronner le tout, l’équipe quasi entière TOURNANT LE DOS au podium pendant la remise du trophée espagnol. La FIFA a ouvert une enquête. Le monde entier a regardé, mi-effaré mi-goguenard.
Ce qui m’agace le plus dans cette histoire, ce n’est même pas Molina ou Paredes. Et je ne parle pas des comportements honteux d’Otamendi ou encore d’Enzo Fernandez. Ce qui m’agace profondément, c’est le silence et l’inaction de Lionel Messi.
Un CAPITAINE, ce n’est pas un brassard qu’on porte pour la photo. C’est censé être la dernière digue avant le chaos, celui qui attrape un coéquipier par le maillot avant qu’il ne fasse une bêtise, celui qui montre au groupe et à toute une génération de gamins qui le regardent comment on perd avec un minimum de dignité.
Messi a cette autorité morale sur ce vestiaire depuis 10 ans. Personne ne l’aurait envoyé balader s’il avait haussé le ton ou empoigné Molina par l’épaule.
IL NE L’A PAS FAIT. Ou pas suffisamment si j’ai manqué quelque chose. Et ce n’est pas la première fois : les célébrations vulgaires après 2022 contre la France, le chant raciste d’Enzo Fernandez en Copa America, et maintenant ça. À un moment, la répétition d’un même scénario cesse d’être un hasard de chaudes têtes et devient une culture d’équipe. Et une culture d’équipe, ça se façonne d’en haut, capitaine compris.
Alors oui, il vient de perdre la finale de trop. Mais c’est précisément quand tout part en vrille que le rôle de capitaine prend son sens. N’importe qui peut porter le brassard quand tout va bien.
Ce n’est pas la défaite qui ternit l’image de l’Argentine ce soir. C’EST LA FACON DE LA PERDRE. Et sur ce point, le meilleur joueur de l’histoire du foot se devait de réagir autrement qu’en simple spectateur silencieux de sa propre équipe…
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Un passionné de FOOTBALL, le vrai, celui qui se joue dans un rectangle vert, pas celui qui se folklorise autour ! ![]()
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